Fidèle à la tradition, les Produits d’érable du Québec nous ont conviés au début du mois de février à la Grande Fête de l’Érable, qui s’est tenue à l’Arsenal. Ce fut, comme toujours, un événement gastronomique mémorable et une soirée plus que réussie! Sur le thème Origine & Destinée : Sur les traces de l’érable, cette soirée fut un rappel de l’histoire culinaire de l’érable et de son rôle dans notre patrimoine, de la première utilisation par les Amérindiens jusqu’à notre époque.

Ce parcours historique s’est réflété dans le repas qui nous a été servi, qui a mis de l’avant le talent des chefs et de la conceptrice culinaire qui ont créé ce menu : Philipppe Mollé, chef et consultant alimentaire, Arnaud Marchand, chef au bistro boréal Chez Boulay à Québec, Guillaume Cantin, chef au restaurant Les 400 Coups dans le Vieux-Montréal, Emmanuel Renaut, chef propriétaire du restaurant Flocons de Sel situé en Haute-Savoie et Delphine Huguet, designer culinaire et fondatrice de l’agence montréalaise Ui. En voici un aperçu pour vous mettre l’eau à la bouche.

Ce fut également l’occasion de dévoiler les résultats d’une étude portant sur l’impact des érablières qui démontre l’importance non seulement culturelle et économique de l’industrie de l’érable mais aussi son empreinte écologique. L’érable et tout ce qui l’entoure, des érablières aux cabanes à sucre en passant par tous les produits dérivés, alcoolisés ou alimentaires, fait partie intégrante du patrimoine culturel du Québec. Mais ce qui surprend c’est l’importance du capital environnemental. Ainsi :

  • 70% des produits d’érable consommés aujourd’hui de par le monde sont fabriqués à partir de l’eau des érables du Québec ;
  • les érablières du Québec en exploitation ont séquestré l’équivalent de 1,2 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) du Québec en 2012, soit la captation du carbone rejeté par près de 290 000 voitures par année, ou 9 % du parc automobile québécois ;
  • les services écologiques rendus par les érables incluent la filtration de l’eau par le sol, le contrôle de l’érosion et la régulation du climat.

L’accent a été mis sur l’importance de sensibiliser les consommateurs à la préservation des érablières, tant pour leur rôle économique qu’écologique et patrimonial. Et chaque geste compte pour la préservation de cette industrie. Par exemple, saviez-vous que prendre du sucre d’érable quotidiennement pour sucrer son café, au lieu du sucre blanc, représente 2 érables de plus par année destinés à la consommation personnelle ? Un pensez-y bien quand on sait qu’une simple modification de nos habitudes quotidiennes peut avoir un si gros impact sur cette industrie qui fait partie intégrante de notre patrimoine.

La Fête de l'érable 2016 à l'Arsenal